METALLICA DEATH MAGNETIC (2008)

Posted in Uncategorized on 20/10/2009 by immersionaucoeurdumetal


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Metallica    Death Magnetic

Sortie: 12 septembre 2008

Production: Rick Rubin

Mixage:  Greg Fidelman

Après un St. Anger très critiqué pour l’absence de solos de Kirk Hammett  et une postproduction pour le moins déplorable, inutile de dire que les Four Horsemen étaient attendu au tournant par les fans  autant  que par les critiques.

Alors est-ce le grand retour de Metallica ou est-ce un coup d’épée dans l’eau ? Est-ce que Death Magnetic renoue avec le passé glorieux du groupe ?

Le verdict est sans détour : oui c’est Le grand retour du groupe que l’on attendait depuis longtemps. On retrouve dans ce disque ce qui a fait de ce groupe l’un des plus grand groupe de metal de tous les temps : des solos imparables, un son brut de la puissance de la passion de l’envie et de la rage.

C’est la combinaison entre les albums des débuts  (Kill’Em All, Ride the lightning et Master of Puppets)  et tous leurs morceaux cultes, avec un son des années 90 (Load/Reload).

Rentrons au cœur du sujet sans plus tardé.

Le disque s’ouvre sur un battement cardiaque qui augmente en intensité à mesure que grimpe  notre taux d’adrénaline. « That Was Just Your Life » est doté d’une intro classique, mais le riff qui suit sonne comme au bon vieux temps, comme aux heures de grande gloire du groupe, l’époque de la trilogie magique (Kill, Ride et Master). Voilà de quoi ravir les vieux fans. La voix de James a certes changé mais elle conserve toute son agressivité. Ce morceau aux accents presque punk des débuts est un excellent choix pour ouvrir Death Magnetic.

« The End of the line » avec ses accents stoner dans le style de l’album Load, pourrait faire dire aux déçus des années 90, et voilà c’est reparti pour un tour. Ce serait une erreur En effet, le refrain est imparable et certains riffs sont tout simplement géniaux d’efficacité.

Vient ensuite « Broken, Beat and Scarred », avec son intro imparable et son riff très réussit derrière. Les paroles pourront être reprises à gorges déployées lors de la tournée des Mets. Ce morceau est un appel au headbanging. Les plans de batterie de Lars Ulrich sont impeccables, idem pour le solo.C’est sans doute l’une des chansons les plus réussies de l’album.

« The Day That Never Comes », premier single de l’album, fait furieusement pensé dès son intro au mythique « Fade To Black », morceau découpé en deux parties : une première calme et une deuxième dévastatrice.Symbole du retour aux sources des gars de la Bay Area, cette ballade dont le refrain est remarquable, contient un solo d’une longueur impressionnante mais qui ne lasse pas l’auditeur de par ses nombreuses variations. Une réussite.

« All Nightmare Long » aux riffs acérés et nerveux, est servi par un James Hetfield très en forme vocalement. C’est sûr, ce morceau va survolter l’auditoire en live tellement l’énergie de ce titre est dévastatrice. Le solo de Kirk Hammett est  efficace et original.

« Cyanide » est un titre remarquable de cet opus. En effet, c’est le premier titre à avoir été présenté en live aux fans avant la sortie de l’album. Et le moins que l’on puisse dire c’est que c’est une réussite de bout en bout : la voix de James, les riffs, l’intro à la basse de Trujillo, la partie batterie de Lars, les solos de Kirk ; tout y est pour en faire un incontournable de ce disque et des concerts des Mets.

Vient ensuite « The Unforgiven III ». Moment d’interrogation avant l’écoute car autant The Unforgiven était une réussite autant The Unforgiven II était raté. Alors, oui c’était un pari osé pour Metallica d’en faire un troisième volet ; mais rien qu’en écoutant l’intro on sait que ce morceau sera mémorable et bouleversant. En effet, celle-ci démarre au son du piano, du violon. Cela peut paraitre surprenant pour Metallica mais cela s’explique par la suite du morceau profondément intense de par sa structure et surtout par la voix et les mots de James. Cette chanson prend aux tripes jusqu’au bout.

« The Judas Kiss » est un morceau très efficace, avec un riff accrocheur et un refrain avec un James très inspiré. Les guitares s’en donnent à cœur joie et ce n’est pas pour nous déplaire. Ce titre est une réussite passera lui aussi très bien le passage en live.

« Suicide and Redemption » signe le grand retour des instrumentales dans un album de Metallica rappelant ainsi « The Call of Ktulu »,et « Orion ». Ce titre est très accrocheur de part son riff principal, ses breaks, ponts et autres solos. Ce titre, bien qu’assez long, passe très bien.

Il fallait conclure ce disque en beauté avec un titre efficace et c’est le cas avec « My Apocalypse » , où Lars martèle ses fûts, les riffs sont acérés et intenses, quant à la voix de James , elle est tout simplement époustouflante d’agressivité et de rapidité.

70 minutes viennent de s’écouler et le moins que l’on puisse dire c’est qu’on ne les a pas vu passer. Certes cet album n’atteint pas encore les grands classiques mais il s’en approche ; signe que Metallica a su retrouver ce qui faisait jadis son géni et sa réputation.

Les morceaux, tous d’une longueur supérieur à 6 minutes jusqu’à 10 minutes pour l’instrumentale, font la part belles aux riffs, aux rythmes et à l’agressivité légendaire du groupe, mais aussi fait la part belle aux parties plus lentes avec réussites.

La patte de Rick Rubin est reconnaissable sur cet album , lui qui a produit les albums de Slayer (entre autre).

Les morceaux les plus marquants sont « Broken, Beat and Scarred », « The Day that never comes », « All Nightmare Long » et « Cyanide » avec une mention aussi pour « The Unforgiven III ».

Après quelques années d’errance musicale, Metallica s’est enfin retrouvé et cet album en est le témoin cotoyant presque la mythique trilogie des débuts. La suite promet d’être belle.

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